Photo de Thought Catalog sur Unsplash - Image de Val Marion
On parle souvent de janvier comme d’un nouveau départ. Comme si l’année s’ouvrait sur une page blanche, propre, disponible, prête à accueillir des résolutions, et des versions idéales de soi. Cette idée rassure, elle donne l’illusion d’un contrôle retrouvé, d’un avant et d’un après bien net. Je ne me suis jamais reconnue dans cette logique. Et encore moins aujourd’hui…
- Ma vision -
La réalité, c’est que janvier arrive rarement après un vrai repos. Il arrive après des mois d’efforts cumulés, de compromis parfois de renoncements discrets.
On n’entre pas dans une nouvelle année « neufs », mais chargés. Avec des dossiers mentaux ouverts, des fatigues qu’on a appris à ignorer, et des envies qu’on a rangées en attendant « le bon moment ». Et ce bon moment, souvent, ne vient pas.
- Les leçons de cette année -
J’ai appris que forcer coûte plus cher que ralentir. Pourtant, ralentir n’est pas reculer. C’est ajuster l’allure pour ne pas se perdre en route.
L’endurance n’est pas infinie. Même avec de la discipline, de la rigueur et une volonté sincère, on peut se brûler. Lentement. Proprement. Sans bruit. Jusqu’au moment où avancer ne signifie plus progresser, mais simplement tenir debout.
Il y a des périodes où l’on progresse, et d’autres où l’on survit. Le problème est qu’on valorise tellement la première qu’on culpabilise d’être dans la seconde. Or survivre est déjà une forme de résistance.
Ce que l’on appelle stagnation est parfois simplement de la gestion. Gérer son énergie. Gérer ses priorités. Gérer ce qui doit passer avant le reste, même quand ce reste compte profondément.
Janvier n’est donc pas un « reset ». C’est un point d’appui. Un moment pour reprendre ce qui a été mis en pause, ou pour continuer autrement. Par un nouvel angle, ou une nouvelle méthode. Une exigence différente, souvent plus douce, mais plus durable.
- Ce qui reste -
Pour Val-Project, rien ne disparaît. Ce projet n’est pas né d’un enthousiasme naïf ni d’un besoin de visibilité. Il est né d’une recherche de cohérence. De sens. D’alignement.
Cette année a été exigeante. Elle m’a rappelé que lorsque la discipline devient sourde au corps et à l’esprit, elle cesse d’être un moteur et se transforme en usure. On peut être sérieux sans être violent avec soi-même. J’ai mis du temps à l’intégrer.
Val-Project n’est donc pas réinventé. Je veux que ce site reste un espace vivant. Un lieu où déposer des réflexions, de la musique, des créations. Un lieu qui accepte les silences autant que les élans. Pas une vitrine lisse, mais un territoire habité. Avec ses creux, ses reprises, ses mouvements réels.
- Ce qui évolue -
Cette année, mon énergie va se concentrer sur deux axes très concrets : ma musique et ma perte de poids. Pas comme des objectifs spectaculaires, mais comme des engagements de fond. Des chantiers personnels qui demandent de la constance, pas de la performance.
Cela se reflètera dans les contenus à venir. Les articles seront plus incarnés, plus ancrés dans ces réalités-là. Sans injonction ni discours motivationnel vide. Juste des mots honnêtes sur ce qui se traverse, ce qui se transforme, et ce qui résiste encore.
Une section dédiée à mes musiques viendra s’ajouter au cours de l’année. Il s’agira de morceaux parfois aboutis, parfois fragmentaires. Rien de figé ou de calibré. Seulement quelque chose de sincère, assumé, et fidèle à ce que je peux donner à ce moment-là.
Il est aussi possible qu’une nouvelle fanfiction voie le jour, ainsi que d’autres publications. Pas selon un calendrier officiel, mais selon l’élan, le temps et l’énergie disponible.
Conclusions
Ce n’est donc pas un recommencement. Plutôt un geste déjà connu, repris avec une attention nouvelle. Les mêmes outils, mais une pression différente dans la main. J’avance désormais sans chercher l’élan parfait, ni l’idée rassurante qu’il faudrait toujours aller plus loin, plus vite, plus fort. Je m’appuie sur ce qui est là, sur ce qui tient encore.
Val-Project continue ainsi, non comme une vitrine à entretenir, mais comme une présence fidèle. Quelque chose qui existe même quand tout ne bouge pas.
La suite se fera au rythme du possible, avec constance, non pour briller, mais pour durer dans le temps.
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