BURN-OUT, LE CORPS N’OUBLIE PAS
On parle souvent du burn-out comme d’un moment précis. Comme d’une chute brutale. Mais on parle beaucoup moins de ce qui vient après : la reprise, qui n’est pas plus simple à vivre…
Vous trouverez ici, tous mes pensées, réflections et souvenirs.
On parle souvent du burn-out comme d’un moment précis. Comme d’une chute brutale. Mais on parle beaucoup moins de ce qui vient après : la reprise, qui n’est pas plus simple à vivre…
Créer quand tout va bien est relativement simple. L’élan est là, les idées circulent, le geste suit. Créer quand ça ne va pas est d’une autre nature. C’est s’asseoir avec quelque chose qu’on n’a pas choisi. Une fatigue, une tension, une tristesse. Parfois même un vide. Et malgré cela, tenter de ne pas tout laisser se figer à l’intérieur…
Il y a des moments où parler ne donne rien. Les mots tournent à vide. Même réfléchir devient trop lourd. Et pourtant au son de quelques notes, d’une voix, d’un rythme, quelque chose en nous change. La musique ne résout pas la vie. Mais elle s’installe à nos côtés, présente dans les moments lumineux, comme dans ceux où tout part en vrille…
Dans cette drôle de hiérarchie qu’est la critique musicale, tout le monde semble s’estimer habilité à juger une voix dès qu’elle dévie d’un millimètre des attentes. Comme si le chant n’était qu’une extension de la personne à qui il appartient. Dès qu’un chanteur sort des normes, on parle de défauts, pas de choix artistiques…
On parle souvent de janvier comme d’un nouveau départ. Comme si l’année s’ouvrait sur une page blanche, propre, disponible, prête à accueillir des résolutions, et des versions idéales de soi. Cette idée rassure, elle donne l’illusion d’un contrôle retrouvé, d’un avant et d’un après bien net. Je ne me suis jamais reconnue dans cette logique. Et encore moins aujourd’hui…
Il y a toujours un moment, dans notre vie ou pendant un entraînement, où notre corps proteste, et notre esprit cherche la porte de sortie. Parfois c’est au troisième kilomètre, parfois à la première page d’un cours ou d’une formation. Un souffle court, une pensée qui dit « Pas aujourd’hui ! » ou « Je ne vais pas avoir le temps ». Ce petit passage, celui où tout semble basculer, est aussi celui où notre force intérieure peut et doit s’exprimer…
Nous vivons une époque où le désaccord semble de moins en moins toléré. Là où le débat d’idées devrait être un lieu de réflexion et d’enrichissement mutuel, il devient souvent un champ de bataille où chacun se campe sur ses positions, prêt à frapper plus qu’à écouter…
L’article précédent m'a refait repenser à l’une des raisons pour lesquelles, je me suis lancée dans la création de ce site et de ce blog…