BURN-OUT, LE CORPS N’OUBLIE PAS
On parle souvent du burn-out comme d’un moment précis. Comme d’une chute brutale. Mais on parle beaucoup moins de ce qui vient après : la reprise, qui n’est pas plus simple à vivre…
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APPLICATIONS / LIVRES / DEVELOPPEMENT / EVENEMENTS / SANTE / PENSEES / TRAVAILOn parle souvent du burn-out comme d’un moment précis. Comme d’une chute brutale. Mais on parle beaucoup moins de ce qui vient après : la reprise, qui n’est pas plus simple à vivre…
Créer quand tout va bien est relativement simple. L’élan est là, les idées circulent, le geste suit. Créer quand ça ne va pas est d’une autre nature. C’est s’asseoir avec quelque chose qu’on n’a pas choisi. Une fatigue, une tension, une tristesse. Parfois même un vide. Et malgré cela, tenter de ne pas tout laisser se figer à l’intérieur…
Il y a des moments où parler ne donne rien. Les mots tournent à vide. Même réfléchir devient trop lourd. Et pourtant au son de quelques notes, d’une voix, d’un rythme, quelque chose en nous change. La musique ne résout pas la vie. Mais elle s’installe à nos côtés, présente dans les moments lumineux, comme dans ceux où tout part en vrille…
Le sentiment d’appartenance est un besoin psychologique fondamental. Il est vital. Nous le cherchons dans les bras d’un proche, dans un regard qui comprend sans expliquer, dans un groupe qui partage nos valeurs. Mais il peut aussi surgir dans la solitude, dans un livre qui met des mots sur ce que nous ressentons, ou dans le silence d’un paysage qui nous rappelle que nous faisons partie d’un tout plus vaste…
Dans cette drôle de hiérarchie qu’est la critique musicale, tout le monde semble s’estimer habilité à juger une voix dès qu’elle dévie d’un millimètre des attentes. Comme si le chant n’était qu’une extension de la personne à qui il appartient. Dès qu’un chanteur sort des normes, on parle de défauts, pas de choix artistiques…
On parle souvent de janvier comme d’un nouveau départ. Comme si l’année s’ouvrait sur une page blanche, propre, disponible, prête à accueillir des résolutions, et des versions idéales de soi. Cette idée rassure, elle donne l’illusion d’un contrôle retrouvé, d’un avant et d’un après bien net. Je ne me suis jamais reconnue dans cette logique. Et encore moins aujourd’hui…